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Genou: Le syndrome fémoro-patellaire


Le syndrome fémoro-patellaire (ou syndrome fémoro-rotulien) regroupe un ensemble de problématiques qui affecte l’appareil extenseur du genou. Ce syndrome crée de la douleur et de l’inflammation sous la rotule. Cette famille de syndrome regroupe le syndrome d’hyperpression rotulienne et la chondromalacie.

Le syndrome d’hyperpression donne une douleur semblable à la chondromalacie mais diffère de ce dernier car il n’y a pas de lésion du cartilage sous la rotule. Les coureurs souffrent quand ils courent longtemps, surtout en côte. La monté et\ou la descente d’escalier est douloureuse.


Le genou est la rencontre du tibia et du fémur. Ce dernier se termine par deux tubérosités nommées condyles ; l’un externe (ou latéral) et l’autre interne (ou médian). Entre ces deux condyles, la rotule (patella) y prend place. Sous cette rotule, un cartilage, substance lisse et nacrée, la recouvre pour la protéger.




L’appareil extenseur du genou est composé du quadriceps fémoral (principal muscle devant la cuisse) assisté du muscle tenseur du fascia lata, aussi nommée bandelette ilio-tibiale. Ces muscles se terminent tous sur la rotule. Tous les autres muscles de la jambe sont des fléchisseurs du genou (derrière la cuisse).





Le quadriceps est composé du vaste externe (latéral), du vaste interne (médian), du crural et du droit antérieur. Le vaste interne participe à l’extension de la jambe et stabilise la rotule en dedans pour l’empêcher de se luxer vers le dehors. Si le genou est fléchi il participe à la rotation interne du genou. La rotule favorise le glissement de l’appareil extenseur, tout en augmentant le bras de levier du tendon du quadriceps : Ainsi la puissance du quadriceps est augmentée grâce à la rotule. Lorsque notre genou est en flexion à 45 degré, le bras de levier quadricipital est maximal à 33%. Par la suite sa contribution diminue légèrement avec la progression de la flexion du genou.

En réalité quand la rotule est enlevée, par exemple suite à une fracture, le quadriceps perd 30% de sa force.

Par contre, ce système musculaire contribue à la pression de la rotule sur le fémur. Ce phénomène est important dans les affections du syndrome fémoro-patellaire (fémoro-rotulien).


La douleur, dans les affections fémoro-patellaire, est en général insidieuse. Elle est souvent progressive dans le contexte d’une hyper utilisation ou peut-être subite en présence d’un traumatisme direct ou d’un mouvement anormal de la rotule : Elle peut être dû à une faiblesse du vaste interne amenant une luxation vers l’extérieur de la rotule. Ainsi il y a frottement de la rotule sur le condyle externe du fémur.

Ce frottement amène dans un premier temps un phénomène d’inflammation du cartilage sous-rotulien. Nous sommes à la première phase d’hyperpression rotulienne. Éventuellement, à force de frottement, le cartilage sous-rotulien se trouve de plus en plus affecté, amenant éminemment à la chondromalacie.

Nous pouvons observer 3 stades d’évolution de la chondromalacie :

-stade d’œdème: cartilage mou au toucher

-stade avec apparition de fissurations

-stade d’ulcération ; le cartilage se dégradent, s’aminci et se détache

La chondromalacie pourra aboutir à une véritable arthrose du genou. L’aggravation des symptômes est souvent liée aux activités.

On constate que la chondromalacie s’observe surtout chez les jeunes patients (13 à 35 ans). La véritable arthrose n’étant présent qu’après 45-50 ans.

Symptômes

-La position de flexion prolongée peut-être responsable du ‘’signe du théâtre’’; la douleur oblige le malade à étendre le genou. À la marche, le malade décrit une sensation de crépitement articulaires. Associée aux mouvements de flexion et d’extension, une sensation de blocage peut être rapportée. Il peut y avoir dérobement du genou. Comme le frottement est maximale en position 90 degré, la douleur est plus intense à la montée et à la descente d’escalier. Le coureur aura des douleur si il court longtemps ou en côte.

La réadaptation est nécessaire pour éviter la dégradation du cartilage.

Une évaluation de votre professionnel de la santé vous guidera sur la façon de traiter votre syndrome fémoro-patellaire. Dans un premier temps, la glace et le repos aidera à faire diminuer l’inflammation. Puis une rééducation musculaire adéquate, l’assouplissement des muscles qui amènent l’hyperpression de la rotule sera nécessaire. L’apprentissage du contrôle du genou (éviter de travailler avec les genoux vers l’intérieur) sera essentiel pour un retour progressif à l’activité physique : Afin que la rotule reste bien axée, elle doit se situer à la verticale de votre pointe de pied tout au long du mouvement.


Sauf en cas d’inflammation intense, il ne faut pas nécessairement arrêter le sport. Il faut simplement en ajuster l’intensité, modifier parfois le type de sport pratiqué, y mettre des temps de repos et changer notre façon de faire certains mouvements. L’aide d’un taping est parfois un bon outil temporaire pour mieux positionner la rotule durant le sport en attendant que la rééducation musculaire ait apporté des résultats.

Après l’évaluation de votre condition, votre ostéopathe vous guidera dans toutes les étapes de guérison selon votre situation particulière.

Nathalie Forest D.O.

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